Voyage autour du p’tit monde

Chaque matin où tu ouvres les yeux, tu as la possibilité de voyager.
Prendre ton temps libre pour profiter de ton p’tit monde.
Quand je parle de «p’tit monde», je ne parle pas de ta famille, tes proches et de ton chat Constantin.

Je parle de TON monde, tes réflexions, tes pensées.
La façon dont tu interprètes la vie.
Cette vision unique qui t’appartient. La résultante de tous ces bagages d’expériences que tu transportes.

Ici capitaine speaking, notre prochaine destination est sans escale, d’une durée approximative de toute une vie, elle nous permettra de faire le tour de ton p’tit monde.

Chaque matin où tu ouvres les yeux, tu as la possibilité de voyager.
D’affronter tes peurs, de confronter ta vie, de confronter ta routine.
Acquérir de nouvelles expériences.
S’enrichir de ce que ton p’tit monde nous offre.


Ou bien
Tu peux continuer de vivre les mêmes choses.
N’avoir qu’une seule journée sur ton calendrier, celle de la marmotte.
Au lieu d’affronter, de confronter, tu préfères conserver et te réconforter en t’entourant de bébelles bonheur superficiel.
Tu peux préférer arrêter l’exploration pour t’encombrer d’élément physique ou mental.
Chaque personne décide de la façon qu’il veut vivre son voyage, mais il ne faut pas s’éloigner de notre raison d’exister : «Vivre notre p’tit monde».

À force de s’encombrer, on laisse des éléments extérieurs décider de notre trajet. En prenant pour acquis notre p’tit monde, on oublie parfois que l’univers est grand.
Plusieurs de nos tracas n’ont pas le mérite de l’attention qu’on leur porte.

Ces fausses préoccupations deviennent des éléments ralentissant notre vitesse de croisière.

Combien de fois j’ai appuyé de façon ennuyé les boutons channel + et channel – en me disant «osti, y’a rien de bon».
Continuer de faire le tour de mon forfait hors de prix, en espérant que cette minute de recherche sera suffisante pour améliorer le contenu d’un des mille postes.
La majorité du temps, le contenu ne s’améliore pas. Ce sont mes barèmes qui baissent.
Un jour, j’ai questionné cette réaction. Pas la réaction de forcer l’intérêt envers une émission de merde, mais de chercher quelque chose qui pourrait meubler mon temps.

Clairement, je suis ennuyé.
Je préfère rendre ma télévision responsable de mon divertissement au lieu de prendre les moyens de mon amusement.

Ça devient de la paresse.

Comme plusieurs, débrancher n’est pas une option parce que «j’écoute telle émission».

Un jour, j’me suis dit fuck it.
Je veux pas le faire, c’est donc exactement ce que je dois faire.
S’il y a une émission qui m’intéresse vraiment, je vais trouver une façon de la regarder.
Maintenant, lorsque je suis devant un écran, c’est tout le temps bon.

Ça s’applique sur toutes les sphères de ta vie.

J’ai donné plein de vêtements. Garder seulement mes chemises préférées. Maintenant je ne dis plus «c’est laquelle je mets», mais plutôt «c’est laquelle la chanceuse aujourd’hui.»

Depuis plusieurs mois, je fais le ménage. Je questionne ce que je laisse rentrer dans mon monde. Maintenant quand je vais quitter, je ne dirais pas :« j’ai profité de la vie», mais plutôt, «j’ai profité de ma vie».
Vivons simplement pour profiter pleinement de notre p’tit monde.

Sans rancune, les marmottes.

Mike.