À la découverte du célibat

Dans la forêt urbaine du Québec, on retrouve un animal aussi complexe qu’imprévisible. Une espèce se pavanant auprès de ses semblables pour réussir à satisfaire son désir sexuel de façon répétée. Plusieurs parades nuptiales sont employées et, lorsque réussies, une seule erreur de protection, volontaire ou non, peut assurer sa descendance.

Aujourd’hui, nous allons découvrir « les célibataires sapiens d’Amérique ».
Bienvenue à Sans rancune.

Au cœur du Québec règne une population de 8 millions d’habitants fractionnée dans différents états civils. Allant de marié à veuf, nous nous intéresserons à l’état de célibat représenté par « les célibataires sapiens d’Amérique. »

À ne pas confondre avec «les mariés sapiens d’Amérique» ou les «conjoints de fait sapiens d’Amérique». La distinction est subtile puisque ces derniers se mélangent souvent avec les célibataires en usant de ruse. En effet, certains maris ou conjoints ont cette capacité d’utiliser la menterie sans ressentir de remord pour tromper son partenaire. D’autres jouent la carte de la franchise pour dénicher des célibataires qui font fie des états civils.

Pour les distinguer, une méthode très simple. Il suffit de s’approcher suffisamment pour l’aborder directement et dire la phrase suivante : «Scuse-moi, ton chum/ta blonde te cherche.» Sa réponse corporelle vous donnera une bonne lecture de ses réelles intentions.

Pour repérer des « célibataires sapiens d’Amérique », il suffit de se promener dans les différents habitats de ce dernier. Une plus grande concentration de cet animal se retrouve dans des milieux, les villes. Un endroit urbain où ils vivent dans l’abondance de rencontre sexuelle grâce à des lieux de rencontre appelés « bars » ou des applications dites « Tinder ». D’autres préfèrent négliger ces rencontres pour consacrer tout leur temps à ce qu’il appelle « le travail. »

Certains célibataires préfèrent vivre dans un autre type d’habitat, un village. Un endroit où la nature prend plus de place et où les rencontres avec les semblables se font de façon plus récurrente. La création d’un foyer familial se produit plus rapidement et les célibataires changent d’état pour devenir mariés ou conjoints.

On retrouve aussi cette espèce dans un habitat plus éloigné où l’agriculture est prédominante. Cette vie plus solitaire a emboité le pas de l’évolution l’humaine en permettant ce type de célibataire de trouver un partenaire grâce aux gens auditionnés pour la télévision.

Les célibataires sapiens d’Amérique sont nombreux et peuvent se présenter sur différentes formes. Tout dépend de l’acceptation de son état de célibat. Voici les différents types de célibat répertoriés à ce jour:

Célibat érectu : Un/une célibataire qui profite de son état de célibat pour pourchasser les contacts physiques. Chaque conquête permet de satisfaire un vide personnel. Souvent, sa vie est orientée pour atteindre cet objectif.

Célibat librus : Un célibataire utilisant son état de célibat pour apprendre à se connaitre comme personne. Il a des contacts physiques à l’occasion, mais il ne provoque pas le destin. La recherche d’un partenaire ne se fait pas au détriment de sa personnalité. Son état lui permet d’apprendre plus sur ce qu’il aime ou pas et sera mieux outiller pour devenir un « marié ou conjoint sapien d’Amérique. »

Sans rancune, les « marié ou conjoint sapien d’Amérique », on se revoit au prochain épisode.

Mike

 

Le masculin est utilisé pour alléger le texte.